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Texte : Le Furet

En 2011, nombreux étaient les irréductibles du monde entier à célébrer les vingt ans de Nevermind, album de Nirvana qui a bouleversé l’histoire du rock, devenant à lui seul le manifeste d’une nouvelle tendance baptisée grunge. Le grand retour du style, débuté largement l’an passé chez nos cousins anglo-saxons, débarque cet été sur les côtes françaises. Et des groupes grunge renaissent. Ou quand la génération Y rejoint les atours de la génération X…

Au grand dam des critiques musicaux, des dénicheurs de tendance et des surfeurs de vagues stylistiques, la culture pop d’aujourd’hui se résume de plus en plus en une compulsion à revisiter et re-digérer son propre passé. À l’heure où seule l’évolution des technologies représente une réelle avancée des modes de consommation, la culture stagne, piétine, fait des boucles continuelles sur elle-même, bref, au lieu de se réinventer, elle s’auto-sample !

En vingt ans, rien n’a changé

Et comme le soulignait le magazine américain Vanity Fair (publié dans Courrier International - édition du 22 au 28 mars), en mode comme en musique, en vingt ans, rien n’a changé ! «Dans l’univers des arts, du divertissement et du style, cette étrange stagnation des vingt et quelques dernières années sonne comme une fin de l’histoire culturelle. Nous vivons une époque où rien n’est obsolète et rien n’est vraiment nouveau : tout nous va. C’est comme si la culture tout entière était anesthésiée, comme si on écoutait un disque rayé depuis des décennies et que la musique retombe sans arrêt sur le même sillon.»

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