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Texte : Caroline Simon / Photo : Anthony Rojo

Cette fois, c’est décidé, on arrête de se concentrer sur sa petite personne et de se regarder le nombril. L’heure est venue de remonter nos manches et de passer à l’action, de s’engager pour une cause qui nous tient à cœur ou pour se mettre au service des autres. Oui mais… Comment faire ? Le bénévolat est la forme d’engagement la plus répandue, mais de multiples autres possibilités s’offrent à nous, tant le champ de l’engagement est vaste.


Le terme engagement évoque d’emblée l’idée d’un contrat qui lie une personne à une autre ou à une entité juridique. On pense mariage, contrat de travail, vœux religieux, engagements militaire ou financier. Bref, au premier abord, il y a de quoi avoir peur. Mais passé ce cap, la satisfaction d’accomplir une « bonne » action (ou simplement en accord avec nos valeurs) prend inévitablement le dessus. Contribuer au bonheur des autres, c’est aussi se faire plaisir à soi-même. Alors, pourquoi hésiter ?

J’y vais ou j’y vais pas ?
L’une des principales motivations pour s’engager, c’est l’altruisme. La plupart des bénévoles sont profondément humanistes. Certains sont animés par le besoin d’aider leurs prochains parce qu’ils ont eux-mêmes trouvé des mains secourables quand ils en ont eu besoin.
Être un bénévole requiert un certain nombre de qualités : une capacité d’écoute, de l’empathie, un équilibre affectif et, surtout, savoir rester à la bonne distance pour laisser toute la place à celui qu’on vient aider. Car le bénévolat ne sert ni à se mettre en valeur, ni à se donner bonne conscience, ni à régler ses propres conflits personnels.
Pour autant, il ne s’agit pas de se mettre une pression inutile, car on aurait vite fait de baisser les bras si on ne se sent pas à la hauteur de la tâche. Tout engagement a le goût de l’aventure, avec ses corollaires : les risques, l’excitation et bien souvent, à la clé, la satisfaction. Engagée sur tous les fronts au fil de sa vie, Ginette Lemaitre* considère qu’ « il n'y a pas d'engagement sans une certaine confrontation à l'inconnu et au danger. S'engager, c'est partir sur un chemin dont on ne peut pas savoir avec certitude où il mène. »
Ça donne envie de se jeter fissa dans la marmite de l’engagement !

La génération Y est engagée !
À l’heure des offres « sans engagement » des opérateurs téléphoniques, d’un abstentionnisme croissant scrutin après scrutin et des contrats de travail à durée déterminée, on pourrait croire que notre société a pris la voie du désengagement. Que nenni ! S’il est un secteur qui ne connaît pas la crise, c’est bien celui du bénévolat.

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